Compte-rendu réunion Chambre d’Agriculture du 09/04/08

24 04 2008

MM. JACQUET et GUICHET de la CA 66 étaient présents à cette réunion qui avait pour objectif de faire un point sur l’avancement de l’étude et de “cadrer” notre partenariat sur le projet.

Nous avons d’abord établi conjointement que pour les trois axes de travail de notre étude (tourisme de terroir - raisin de table bio - plantes aromatiques) il n’existe pas de redondance avec les actions conduites par la Chambre : nous sommes bien dans un registre de complémentarité, (ce qui était bien l’objectif !).

MM. JACQUET et GUICHET soulignent à nouveau la pertinence des pistes envisagées dans l’étude.

Concernant la piste “Production de raisin de table bio”

M. GUICHET trouve pertinent de rencontrer M. TACUSSEL, commercial de l’UDC Terranéo, qui avait mentionné l’existence d’un marché concernant cette production lors du Conseil d’Exploitation de l’exploitation agricole du Lycée en octobre dernier. Il faudrait connaître notamment la taille de ce marché.
Concernant le choix du cépage, M. GUICHET trouve l’idée du Muscat d’Alexandrie pertinente, davantage que l’Italia, car la production d’Italia “bio” existe déjà.

Il serait intéressant selon M. GUICHET de conduire des tests sur le Muscat d’Alexandrie en conditions culturales, c’est à dire de produire sur la parcelle du Lycée, selon le cahier des charges de l’Agriculture Biologique (même sans agrément) du raisin à vocation de production de VDN Muscat de Rivesaltes, et avec l’excédent de production autorisé du raisin de table.
Cela permettrait d’évaluer la faisabilité culturale de cette piste (aspect visuel des grappes, état sanitaire, rendements …)
Dans un second temps (assez rapidement), il faudrait obtenir la certification sur le raisin de table.

Cette solution est envisageable car aujourd’hui, les vignerons peuvent sortir pour une parcelle de muscat en AOC 22 hl / ha de VDN Muscat de Rivesaltes, et produire en complément 18 hl / ha de muscat sec (VDP), jusqu’à un rendement total parcelle de 40 hl / ha.
Ce différentiel de 20 hl environ (soit 2 tonnes de raisin) est rémunéré autour de 50-60 € / hl (muscat sec VDP) soit 1100 € environ.
(Muscat de Rivesaltes AOC : cours autour de 200 € / hl)
(muscat sec “bio” VDP : cours autour de 100-120 € / hl)
On pourrait envisager de commercialiser cet excédent non plus comme muscat sec VDP mais comme raisin de table muscat (prix de vente objectif : 4 € / kg), pour lequel on obtiendrait un Chiffre d’Affaires théorique de 8000 € environ. (Attention : charges de main d’oeuvre élevées alors : ciselage, autres opérations en vert …)

NB : Sur un ilôt (théorique !) de 10 ha de muscat, un viticulteur peut aujourd’hui produire : 220 hl de muscat AOC VDN (à 31 hl / ha sur 7 ha) + 63 hl de muscat sec (différentiel jusqu’aux 40 hl / ha pour ces 7 ha) + 240 hl de muscat sec (3 ha à 80 hl / ha de VDP) soit au total : 220 hl d’AOC VDN + 303 hl de VDP muscat sec.
On pourrait imaginer adapter cette solution technique à l’atelier raisin de table bio.

M. GUICHET suggère de se rapprocher d’autres vignerons (Domaine CAZES …) afin de voir si certains seraient intéressés par cette piste de diversification.
Pour la CA 66, J.L. BERTRAN DE BALANDA est chargé de mission sur la structuration de la filière et du marché du “bio”.
Une contrainte selon M. GUICHET concerne le fait que les plantations de muscat sont verrouillées sur toute la zone AOC : le muscat d’Alexandrie raisin de table ne pourrait donc être implanté que sur des zones non AOC.

La CA 66 souhaite être sollicitée pour participer à des réunions techniques éventuelles autour de ce thème.

Concernant la piste “Production de Plantes Aromatiques”

Les différentes Chambres d’Agriculture du Languedoc Roussillon sont en plein travail de rédaction d’un “référentiel cultures” dans le cadre d’une étude sur les solutions alternatives à l’arrachage viticole / pistes de diversification.
Le Lycée Agricole a été associé à cette étude via notre projet de diversification sur les plantes aromatiques ; nous avons la charge de la rédaction d’une fiche technique sur le romarin, qui sera jointe aux autres fiches techniques culturales élaborées par les différentes Chambres régionales (+ SAFER + SUPAGRO Montpellier).
Il est très intéressant pour nous d’être intégré dans une étude plus globale et plus ambitieuse ; ceci pose les bases de notre partenariat technique avec la Chambre.

MM. GUICHET et JACQUET réagissent à la proposition du Conseil Général 66 de fournir au Lycée des plants de romarin d’ornement de la pépinière départementale. Selon eux, pour une étude technique rigoureuse, il convient de partir de matière première identifiée et qualitative. Il serait plus pertinent jugent-ils d’opter pour des clones, obtenus éventuellement auprès de l’INRA, dont on connaîtrait les caractéristiques techniques, même moyennant un budget certain.
Je pense quant-à moi qu’une solution mixte pourrait être envisagée, (étude comparative clones / romarin de population) permettant justement une analyse (et de minimiser les frais d’installation !)
Dans l’éventualité d’opter pour les plants du CG 66, la plantation de plants en pots sera possible d’ici un mois.

M. GUICHET signale qu’il est intéressant d’envisager la culture de romarin en non-irrigué, afin d’être cohérent avec la situation des parcelles viticoles vouées éventuellement à être remplacées par du romarin.

Concernant le volet “tourisme de terroir équestre et vigneron”

La Chambre précise que le projet, dans sa partie investissement du moins, doit être porté par un agriculteur, et non un organisme comme le Lycée.
Il faut éventuellement passer par le dispositif IDEA de la région (contact : Mme Florence LAPORTE).
La hauteur de l’aide sera de toute façon maximum de 40 % du financement.

Ce projet, s’il veut trouver un écho auprès des financeurs, doit nécessairement être conduit à un niveau collectif. Il doit être attractif et bénéficier d’un canal de diffusion de l’information.

Sur ce thème, il faut contacter M. MOLINS de la CA 66, chargé du développement du tourisme de terroir.

 


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